Arts de la table

L’utilisation de la pierre à whisky.

La pierre à Whisky : Comment bien l’utiliser ?

Connaissez-vous les pierres à whisky ? Cette belle idée vient tout droit des Vinkings. Effectivement, ces derniers utilisaient les pierres ollaires pour leur fortes capacités à conserver le froid et la chaleur. Notamment à des fins culinaires, ils taillaient la pierre afin d’en fabriquer des récipients.

Aujourd’hui, très largement et justement utilisés par les amateurs de bon whisky, les glaçons de pierre sont d’excellentes alternatives aux glaçons traditionnels. En effet, tout comme la pierre servait à garder les plats au chaud, ces glaçons réutilisables à volonté permettent de rafraîchir votre whisky (ou tout autre boisson comme le bourbon, la vodka ou le gin) et de le maintenir au frais avec l’avantage non négligeable de ne pas le diluer et de fait ne pas en perdre toutes ses saveurs et ses arômes.

Si vous avez franchi le pas de vous procurer des pierres à Whisky, cet article vous expliquera comment les utiliser de la meilleure manière possible et comment les entretenir.

Pour une bonne utilisation des pierres à Whisky

La première utilisation

Dans un premier temps, lorsque vous aurez effectué votre achat et pour la première utilisation, il est recommandé de stériliser ou simplement de nettoyer à l’eau claire les petits cubes de pierre. Une fois le nettoyage effectué, prenez le temps de bien les sécher, déposez les dans un petit sac de coton (bien souvent fourni dans le packaging) puis placez les au congélateur durant au minimum 2h.

Et ensuite?

Sachant que pour 4cl de Whisky, la chute de température est égale à 2,5°C par pierre, placez 2 à 4 pierres dans un verre et versez la boisson. Vous veillerez bien à respecter cet ordre.

L’entretien

L’entretien de ces glaçons est relativement simple. Il vous suffit naturellement de les passer sous l’eau après utilisation, de les sécher correctement et les remettre au congélateur. Ils seront près pour vos prochaines utilisations.

L’essayer c’est l’adopter

Au delà du fait de rafraîchir votre boisson sans en altérer le goût et d’être très pratiques, il est bon à savoir que les pierres à Whisky possèdent d’autres atouts considérables et constituent une réelle valeur ajoutée à vos boisson favorites : Il sont naturels, inusables et donc réutilisables à souhait. Aussi, cela fera probablement son petit effet lors de réunions en famille ou entre amis. Alors profitez et bonne dégustation !

Attention la consommation d’alcool est dangereuse pour la santé, vous pouvez aussi utiliser les pierres à whisky pour les sodas ou pour des sirops sans alcool.

Un peu d’histoire sur la version nippone de cette alcool

Connu pour être plus écossais que japonais, le whisky est un alcool fort précis et délicat en même temps. Focus sur cette boisson japonaise méconnue qui mérite le détour.

Histoire du whisky japonais

Depuis quelques années, le whisky japonais connaît un important succès. En effet, les amateurs de cet alcool se sont tournés vers le pays du soleil levant qui commence à battre les plus grandes distilleries du monde dans les différents concours mondiaux. A l’origine, le whisky japonais est axé sur le modèle du whisky écossais afin d’en acquérir les bases. La présence de tourbières, ces zones humides d’origines végétales, l’impact de l’innovation des distillateurs au Japon, ont permis la conception de cette boisson alcoolisée, très appréciée chez les hommes d’affaires. Vers 1870, la production a commencé au Japon malgré le fait que la commercialisation du whisky japonais ne commença uniquement qu’en 1923, lors de la création de la toute première distillerie à Yamazaki.

Son succès, le whisky japonais le doit à Masataka Taketsuru, un étudiant en chimie qui décida de faire ses études à l’Université de Glasgow et qui ramena de son périple en Écosse tout son savoir-faire. Produisant des single malts ou des blends, les distilleries japonaises ont eu le vent en poupe jusque dans les années 90, où le Japon a du subir la forte concurrence des pays étrangers. Depuis 2009, le whisky japonais est de nouveau fortement demandé par les amateurs de whisky. A travers le pays, de nombreuses distilleries sont implantées dans des sites semblables à ceux présents en Écosse. De ce fait, le Japon s’efforce de copier les Écossais afin de s’assurer d’obtenir le meilleur whisky possible.

Le whisky japonais : un whisky de qualité

Parmi les plus grandes marques de whisky, se situent Togouchi, Nikka, Hibiki, Yamazaki et Hakushu ou bien Akashi. Suntory et Nikka, deux grands groupes de distilleries japonaises, ont une grande connaissance des étapes à suivre pour concevoir un whisky de qualité. Apprécié des Japonais, ce whisky se déguste avec des glaçons comme le « iceball » où une boule de glaçon est déposée dans le verre. Par ailleurs, le « highball » est une manière de déguster le whisky mélangé avec de l’eau gazeuse.

Fabriquant des single malts très variés, le Japon est tout de même le troisième producteur de whiskies au monde. Maîtrisant un grand savoir-faire, une capacité d’innovation importante, le Japon a su démontrer sa parfaite maîtrise technique. Avec des whiskies de 10, 12, 15 ans ou 20 ans d’âge, les singles malts sont parfois dotés d’une certaine complexité en arômes.

Une grande variété de whiskies

En optant pour un whisky japonais, vous aurez la possibilité de constater l’importante saveur de ces boissons alcoolisées. Qu’il s’agisse d’un assemblage de malts, de single malts distillés au Japon mélangés à des single malts écossais, le whisky japonais joue avec les arômes pour séduire les amateurs et les plus grands connaisseurs de whisky. De nombreux adjectifs peuvent décrire la sensualité de cet alcool. Ainsi, cette boisson peut avoir une robe ambrée, être douce et suave, être équilibrée, avoir des notes florales, mais aussi épicées.

Doté d’arômes intenses en bouche, ce whisky peut être fait pour un moment convivial de dégustation ou bien en apéritif. Nikka et Suntory, sont les deux plus grands groupes possédant des distilleries à travers le pays et qui ont été fortement médaillés dans le monde. De ce fait, en 2004, le groupe Suntory avec sa marque Hibiki, a reçu une médaille d’or à la World Spirits Competition de San Francisco. Doté du souci du détail, le Japon est un pays qui sait faire vivre d’incroyables expériences gustatives aux connaisseurs de whisky.

Quelques exemples de whiskies japonais

Les blended whiskies sont plus populaires au Japon que les single malts à cause de l’amour des Japonais pour les mélanges et l’harmonie. De nos jours, les whiskies japonais avec une mention d’âge se font de plus en plus rares, les distilleries japonaises ayant été dépassées par leur succès. Ainsi, vous pouvez facilement trouver des bouteilles sans mention d’âge. En Occident, le whisky sert de boisson apéritive alors qu’au Japon elle peut être utilisée dans la préparation de plats afin de les sublimer.

Non concernée par un cadre juridique, cette boisson japonaise est l’objet de nombreuses expériences puisqu’il est permis de mélanger les ingrédients, les process. Par exemple, le whisky Nikka est une référence parmi tous les whiskies japonais. Fin, puissant et équilibré, cet alcool est un savant mélange du savoir-faire du Japon.

Doté d’arômes de fruits confits, de 51,4 % d’alcool, ce whisky est un blend à fort degré. Composé avec les deux single malts qui sont Yoich et Miyagikyo, ce produit non tourbé a un fond de vanille en note finale ainsi qu’une note boisée en bouche. Autre exemple, celui du Monkey Shoulder, fabriqué à partir de 3 single malts écossais différents. La forme originale de sa bouteille, son goût particulier, en font un whisky qui ne laisse pas indifférent. Utilisée comme base pour les cocktails japonais, cette boisson à la couleur ambrée est facilement reconnaissable avec ses 3 petits singes accrochés sur la bouteille.

L’élaboration du whisky japonais

L’élaboration du whisky japonais est la même que celle de ses cousins écossais, irlandais et américains. Réalisée à base d’orge, elle s’effectue en 6 étapes minutieuses, nécessitant beaucoup de patience et de savoir-faire :

  • le maltage : étape indispensable pour la fabrication du whisky, le maltage consiste à reproduire les conditions optimales de chaleur et d’humidité pour une parfaite germination de l’orge. Au Japon, les fabricants de whisky ne possèdent pas ou peu d’aires de maltage en parfait état de fonctionnement, c’est pourquoi ils importent leur orge déjà maltée ;
  • le brassage : l’orge maltée est ensuite réduite en farine et devient le « grist« . Ce grist est mélangé avec de l’eau chaude dans de grandes cuves appelées « mash tun » et devient ce qu’on appelle le « wort« , un moût particulièrement sucré. Au Japon, l’eau des distilleries est reconnue pour sa pureté. Certaines, comme Yamazaki, possèdent même leur propre source ;
  • la fermentation : après l’étape du brassage, le « wort » est additionné à de la levure afin d’accélérer sa fermentation et obtenir de l’alcool. Au bout de 48 heures, on obtient alors le « wash« , un liquide clair titrant de 7 à 10% d’alcool et ressemblant à s’y méprendre à de la bière ;
  • la distillation : étape cruciale, elle consiste à séparer les différents composants du liquide par vaporisation sous l’effet de la chaleur. Pour une boisson alcoolisée telle que le whisky, la distillation sert à récupérer les composés alcooliques du moût fermenté. Au Japon, cette étape est réalisée deux fois afin d’obtenir un whisky de malt contenant le moins d’impuretés possible ;
  • le vieillissement : durant cette étape, le whisky se transforme petit à petit en s’enrichissant des arômes du bois du fût de vieillissement. Fabriqué à partir de mizunara, une variété de chêne local, le fût japonais participe pleinement au caractère unique du whisky nippon ;
  • l’assemblage : dernière étape de l’élaboration, l’assemblage consiste à mélanger les whiskies issus de plusieurs fûts d’age, d’origine et de types différents. Excellant en la matière, les japonais sont régulièrement récompensés pour leurs assemblages de qualité.

Les différences entre whisky japonais et écossais

Comme vu précédemment, le processus technique du whisky est le même pour les distilleries japonaises et les écossaises. Mais il existe néanmoins quelques différences notables :

  • moins de tourbe : le whisky japonais est connu pour être moins tourbeux que le whisky écossais ;
  • moins de distilleries : les terres nippones possèdent moins de distilleries que les écossaises. Mais elles peuvent néanmoins produire une grande variété de Single Malts. A Yamazaki par exemple, il existe pas moins de soixante Single Malts aux caractères distincts ;
  • une fermentation différente : contrairement aux écossais, les distilleries japonaises mettent un point d’honneur à utiliser diverses variétés de levures durant la fermentation. Certaines produisent même leurs propres souches, à l’image de Suntory.
  • une distillation différente : dans certaines distilleries japonaises en altitude, la distillation se fait à basse pression. Ce procédé particulier permet de conserver un plus grand nombre d’arômes et offre une texture plus fine au liquide, rendant ainsi le goût du whisky japonais différent.

Comment apprécier le whisky japonais ?

Au Japon, le whisky peut se consommer sur glace, en « mizuwari » (coupé à l’eau fraîche), en « high ball » (mélangé à du soda) ou en « oyuwari » (coupé à l’eau chaude). Cependant, bon nombre d’amateurs le consomment en « straight« , c’est à dire pur.

Pour une meilleure dégustation du whisky japonais, l’utilisation d’une pierre a whisky (pierre à whisky) est vivement recommandée. Dédiée à tous les puristes, la pierre a whisky (pierre à whisky) permet de rafraîchir la boisson sans la diluer. Le whisky conserve ainsi tous ses arômes et sa saveur originelle.

Les meilleurs whiskies japonais

Longtemps perçus comme de pâles copies de leurs cousins écossais, les whiskies japonais se distinguent désormais par un style bien particulier. Il en existe un grand nombre, tous très appréciés des fins connaisseurs. Parmi eux, on retrouve notamment :

  • le whisky Nikka « From the Barrel » : issu de l’assemblage des Single Malts Miyagiko et Yoichi, ce whisky incarne l’expertise des Master Blenders de la maison Nikka. Il séduira à coup sûr les passionnés de whisky ;
  • le whisky Togouchi : élaboré près d’Hiroshima dans la brasserie japonaise de Chugoku Jozo, ce Blend naturalisé japonais et vieilli dans un tunnel figure parmi les plus atypiques whiskies du Japon.

Nombreux sont les whiskies japonais à avoir été primés lors des nombreuses foires internationales. Certains ont même été élus meilleurs whiskies au monde. Une raison de plus, s’il en fallait une, de tester l’un de ces délicieux breuvages. Mais toujours avec modération !

Et n’oubliez pas : L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération